La Caipirinha

Caipirinha

Il faut le boire pour le croire… Ce cocktail à la mode Brésilienne à base de Cachaça est un pur délice. Vous aimez le Brésil, la Samba, une compagnie agréable… vous aimerez la Caipirinha !!! La Caipirinha est le Cocktail brésilien traditionnel, populaire et favori partout dans le pays, particulièrement au bord des plages. Accompagné de quelques biscuits apéritifs, il crée une atmosphère sensuelle et détendue. C’est également le compagnon inséparable de la « feijoada », un plat typique brésilien servi chaque mercredi et samedi dans la plupart des restaurants brésiliens.

Acidulé et sucré, c’est délicieux, et comme toute chose de haute gamme on ne sent pas sa puissance, c’est une dangereuse gourmandise qui fait tourner très vite la tête. Comme on dit au Brésil : la Caipirinha c’est comme les seins: une seule ce n’est pas assez, trois c’est trop.

L’origine de la Caiprinha remonte aux années 1800. Au brésil, les esclaves aimaient boire du « garapa », qui était du jus de canne à sucre qu’ils faisaient simplement bouillir, sans le fermenter. Ils l’obtenaient après avoir pressé la canne à sucre au moyen des presses rotatives. L’ébullition permettait la stérilisation évitant ainsi le développement des bactéries qui se trouvent normalement dans le jus de canne. Pendant les fêtes et rituels, ils mélangeaient leur garapa avec l’eau-de-vie de sucre de canne locale (la « Cachaça ») qu’ils donnaient en partie aux esprits des morts. Ils y mélangeaient aussi des jus de fruits ou des épices : sont nées ainsi les fameuses « batidas », et la plus fameuse était la « batida de limao », qui était réalisée avec le jus des citrons verts. C’était le prototype de la Caipirinha.

Avec le temps, la « batida de limao » a évolué avec des morceaux de citron verts dont l’écorce donne son goût original à la Caipirinha. La technologie aidant pour fabriquer la glace, et ainsi pour la rendre plus fraîche, elle est devenue plus facile à boire et plus courante.

Le nom « Caipirinha » lui a été en 1900 et viendrait d’un mélange de « Caipira » et de « Curupirinha ». Ces deux termes sont liés : « Caipira » était un terme pour désigner les « paysans ». Terme issu du mot « Caipora » qui désignait les anciens habitants de la forêt… lui même issu du mot « Curupira », qui désignait un démon mythique de la forêt dont le diminutif est « Curupirinha » (nom donné à l’instar des « éléphants roses » pour décrire une vision troublée par un ivresse évidente).

Dans les années 1910, le brésil est un pays pauvre et cherche un avenir propre pour se démarquer et se débarrasser des liens avec l’Europe. Pour ce faire, le modernisme brésilien se développe grâce à la littérature, l’art et le commerce : la Cachaça a participé à ce développement comme étant un produit culturel, de fabrication locale pouvant être exporté.

Pendant une épidémie de grippe au Brésil en l’an 1918, un tenancier portugais travaillant dans un bar de Sao Paulo servait des Caipirinhas aux clients atteints du virus. L’épidémie commençant à s’estomper, ce cocktail était devenu un remède à succès en plus d’être délicieux. Les vertus de ce cocktail étant prouvées, c’est vite devenu la boisson préférée des brésiliens.

« Oswald de Andrade », (grand écrivain brésilien) se maria avec « Tarsila do Amaral » (une des plus grandes peintres modernistes), et dans les années 1920, cette dernière organisa des « fameuses feijoadas » à Paris servies avec de la « Caipirinha ».

Pour faire une bonneCaipirinha,il vous faut un verre « old fashioned » :

6 cl de Cachaça,

1 citron vert ,

1cuillère à soupe de sucre,

Lavez le citron vert et coupez les deux extrémités. Coupez le citron en 8 ou 9 morceaux et retirez la partie blanche centrale responsable de l’amertume.

Placez les morceaux dans le verre et versez une bonne cuillère à soupe de sucre. Écrasez fermement le tout dans le verre avec le sucre en poudre jusqu’à l’extraction la plus complète possible du jus. Recouvrir le mélange citron-sucre d’une bonne couche de glace pilée, concassée ou de glaçons simples (ras bord), puis faire le niveau à la Cachaça jusqu’à un doigt du bord.

Ne pas rajouter de sucre après l’adjonction de la glace (le nouveau sucre ne se dissout plus). Mélanger légèrement avec un mélangeur et servir avec une ou deux petites pailles (au cas où l’une soit bouchée par la glace ou la pulpe du citron).

 

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