Le Manhattan

Manhattan

Créé en 1874.
Un des rares cocktails qui arrive à marier parfaitement le whisky avec un autre alcool, le martini ici ! Un superbe mélange détonnant à consommer modérément!

Depuis l’attentat terroriste qui a détruit les deux tours du World Trade Center le 11 Septembre 2001 faisant quelques milliers de morts, cette boisson fait fureur dans beaucoup de bars à Cocktails comme pour un respect à rendre aux victimes et aux familles des victimes. C’est peu mais c’est le seul hommage qu’un barman puisse rendre que de placer ce Cocktail en tête de sa carte.

Un classique absolu, peut-être le plus grand de tous avec le Martini, le Manhattan évoque l’âge d’or de l’histoire du cocktail, c’est à dire les dernières années du dix neuvième siècle sur la Côte Est des États Unis, époque à laquelle naquit la « Old School of American Bartending ». Plus que tous les autres, le Manhattan reste donc associé à la haute société New-yorkaise et Bostonienne, à des hommes élégants et lettrés tout droits sortis des illustrations de Leyenbecker, qui appréciaient à sa juste valeur cette préparation impeccablement sophistiquée. Il n’est donc guère étonnant que ses origines soient directement liées aux « sang bleu » de la East Coast qui allaient lui donner son aura de prestige et de classe.

On admet généralement que le tout premier Manhattan fut préparé en 1874 au Manhattan Club de New York à l’occasion d’une fête donnée pour l’élection du gouverneur William J. Tilden. La mère de Winston Churchill était l’hôte de la « party », et un barman (dont le nom a été perdu) inventa le cocktail durant la soirée, le baptisant d’après le club qui l’employait. Mais il faut noter qu’il existe une autre version de l’histoire, située elle dans les années 1885-90. Celle-ci voudrait qu’un juge de la Court Suprême, Charles Henry Truax, ait demandé à un barman du Manhattan Club de lui préparer un nouveau cocktail, car son médecin lui avait conseillé d’abandonner le Martini, qui le faisait grossir… Impossible de trancher entre ses deux versions, donc choisissez celle qui vous agrée.

Bien que certaines personnes demandent le Manhattan Au shaker, nous maintenons qu’il ne doit absolument être préparé qu’au verre à mélange. Comme de bien entendu, le mélange doit s’effectuer selon la méthode traditionnelle c’est à dire non pas en tournant la cuillère (une opération qui fait fondre la Glace et donne un arrière goût de flotte à l’ensemble) mais en opérant un mouvement rapide de haut en bas. C’est primordial.

Comme d’autres grands classiques, le Manhattan connaît plusieurs variantes. Si l’on veut un Manhattan plus « dry », on peut remplacer le Vermouth doux par un Vermouth sec. D’autre part, il arrive que l’on remplace de Rye par du Bourbon. Là encore c’est une question de goût, même si le Rye est la composante « officielle ».

Dans le film « Certains l’aiment chaud », mettant en scéne Marilyn Monroe et Jack Lemmon, réalisé par Billy Wilder, les filles mettent en commun leurs d’alcools de contrebande pour faire un Manhattan.

Pour faire un bon Manhattan, il vous faut un verre à Martini, un verre à mélange :

4 cl de whisky (bourbon, whiskey)

2 cl de vermouth rouge (martini, cinzano)

5 gouttes d’ angostura bitters

Versez les ingrédients dans un verre à mélange avec des glaçons et agitez vigoureusement avec une cuillère à mélange. Passez dans le verre préalablement rafraîchi en retenant les glaçons.

Décorez avec une cerise au fond du verre.

 

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