Le Tom Collins

Tom Collins

 

Comme toujours avec les vieux cocktails, l’origine du Tom Collins est très controversée, certaines personnes s’approprient la recette et en inventent une histoire fin de promouvoir leur établissement. La fausse origine la plus courante est celle qui dit que ce serait John Collins, maître d’hôtel du bar de l’hôtel Limmer’s à Londres, qui l’aurait inventé entre 1790 et 1817. D’autres origines mettent en scène un certain Jacques Collins, ou un Tom Collins…

La véritable histoire est moins commerciale mais bien plus drôle et sobre que ces ragots marketing. Tout d’abord, il n’a pas été inventé par un certain John, Jacques ou Tom, mais par « Vincent Collins », qui en 1850 à l’âge de 23 ans travaillait dans la zone de vêtements de New York City. Pour parfaire ses fins de mois, il a pris un deuxième travail derrière le comptoir d’une taverne à coté de la rue où il travaillait pendant le jour : un endroit appelé le « Whitehouse ». Ses amis voulant quelque chose de moins violent que le whisky de Détroit, savoureux et rafraîchissant car cet été là était particulièrement chaud. Il leur concocte alors un Cocktail avec du Gin qu’il appela Tom Collins, appelé grâce au Gin « Old Tom » qu’il utilisait, qui est un Gin adouci rarement utilisé aujourd’hui.

Ce cocktail très apprécié par les habitués du bar, n’avait pourtant pas de succès ailleurs. Mais en avril 1874, les joyeux amateurs de ce fameux breuvage mettent en place une blague, qui consistait à arrêter des gens dans la rue en leur faisant croire qu’un certain « Tom Collins », présent dans un bar de la rue, l’insultait et racontait beaucoup de choses à propos de sa mère.

Le bouc-émissaire, bien souvent, courait furieux vers le bar en question, demandant à la salle : « Où il est Tom Collins » ? Bien souvent, un complice était présent, et lui disait que « Tom Collins » venait de quitter le bar, pour aller dans un autre bar. La victime, tournait en rond sur plusieurs bars du quartier à la recherche du fameux « Tom Collins », pour le plus grand plaisir des farceurs de plus en plus nombreux. Le barman du « Whitehouse » ne perdit pas l’occasion pour lui offrir le cocktail du même nom.

Des plaintes étaient portées, et les journaux des villes à travers le pays ne mirent pas longtemps avant d’écrire des articles sur le calomnieux médisant. En juin 1874, le quotidien républicain de l’Illinois écrit « Tom Collins Still Among Us » (Tom Collins Toujours Parmi Nous), et l’article disait « Cette personne à porté des propos diffamatoires envers nos citoyens encre toute la journée d’hier. Il a réussi a écarter ses poursuivants, mais ses mouvements sont surveillés au jour le jour, avec la plus grande vigilance. » Le summum des éclats de rire était atteint quand la police entrait dans les bars, demandant ou était « Tom Collins ».

Lorsque les médias comprirent que ce n’était qu’un gag, ils jouèrent le jeu en écrivant des mini articles disant que « Tom Collins » fuyait et avait été repéré à « San Luis Obispo », en Californie ou sur le chemin de l’Arizona, prédisant qu’en marchant ainsi, au printemps prochain il dépasserait le Mexique.

Deux ans plus tard, Jerry Thomas officialise le Cocktail en le publiant pour la première fois dans l’édition du « Bartender’s Guide » de 1876.

La recette connaît un grand succès, même pendant la prohibition où il était fréquent pour certains barmans de lieux clandestin, de se voir demander où était « Tom Collins », afin de se faire servir discrètement le fameux Cocktail.

Juste après la prohibition, en juillet 1936, New York a connu une telle vague de chaleur, que le pont-levis de la « Harlem River » ne s’est pas baissé. Les pompiers on dû intervenir pour arroser le métal du pont afin de le refroidir. Il faisait tellement chaud, que tout le monde consommait des « Tom Collins ». A tel point que les prix des citrons ont grimpé de 1.50$ à 2$ en une seule journée. Ce jour là, à New York, le « Tom Collins » devient la boisson officielle de l’été, « La reine des boissons rafraîchissantes ».

En 1870, après le succès de son cocktail, il créa le « John Collins » qui était le nom de son grand frère, en remplaçant le gin par du bourbon.

Pour faire un bonTom Collins, versez dans un « tumbler » :

4 cl de Gin,

3 cl de jus de citron,

0.5 cl de sucre,

eau gazeuse (perrier, badoit…)

Verser le sucre, le gin et le jus de citron dans le verre. Mélanger afin de faire dissoudre le sucre, ajouter quelques glaçons et compléter avec l’eau gazeuse bien fraîche.
Pour les Variantes : Décorer avec une cerise confite.

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